ILS ONT ATTAQUÉ UN BUS REMPLI DE PASSAGERS INNOCENTS… PUIS LA FEMME À L’INTÉRIEUR A OUVERT SON MANTEAU

Le premier coup fit exploser la vitre latérale.
Des centaines de petits morceaux de verre tombèrent sur l’asphalte humide.
À l’intérieur du bus, plusieurs passagers crièrent.
Une femme se baissa entre les sièges.
Un homme protégea sa tête avec son manteau.
Dehors, trois hommes continuaient de frapper les vitres.
Le plus agressif s’appelait Viktor.
Veste de sport bleu marine.
Jean sombre.
Long bâton de bois à la main.
Il s’approcha de la porte avant et hurla :
— Ouvre cette porte ou on entre par les fenêtres !
Le chauffeur, André, ne répondit pas.
Ses mains tremblaient légèrement sur le volant.
Mais son regard ne quittait pas le rétroviseur intérieur.
Au quatrième rang, une femme venait de se lever.
Cheveux bruns attachés.
Long manteau sombre.
Visage calme.
Camille Renaud.
Elle regarda André.
Puis hocha légèrement la tête.
Le chauffeur appuya sur le bouton.
La porte s’ouvrit dans un souffle pneumatique.
Viktor sourit.
— Voilà. Tu vois quand tu veux.
Il posa un pied sur la première marche.
Camille apparut devant lui.
— Posez les bâtons.
Viktor éclata de rire.
— Et toi, t’es qui ?
Camille ouvrit légèrement son manteau.
Une carte sombre apparut.
UNITÉ DE PROTECTION JUDICIAIRE.
Le sourire de Viktor disparut.
Derrière Camille, les passagers qui quelques secondes plus tôt semblaient terrorisés commencèrent à se lever.
Un.
Puis deux.
Puis cinq.
Puis douze.
Tous calmes.
Un homme porta une petite radio à sa bouche.
— Central, agression confirmée. Envoyez les unités.
Viktor regarda derrière lui.
Au loin, deux véhicules noirs venaient d’apparaître.
Camille le fixa.
— Vous avez choisi le seul bus qu’il ne fallait pas arrêter.
Mais à cet instant, Viktor fit quelque chose que Camille n’avait pas prévu.
Il sourit de nouveau.
Et murmura :
— Non.
Il la regarda droit dans les yeux.
— C’est exactement le bus qu’on cherchait.
1. LE PASSAGER DU FOND
Camille ne bougea pas.
Mais son cerveau accéléra.
Si Viktor savait quel bus il attaquait, alors quelqu’un avait parlé.
L’itinéraire était confidentiel.
Le véhicule n’avait aucun signe distinctif.
Même le chauffeur n’avait reçu l’adresse finale que vingt minutes avant le départ.
Camille demanda :
— Qui cherchez-vous ?
Viktor regarda derrière elle.
Vers le fond du bus.
— Vous le savez très bien.
Camille suivit brièvement son regard.
Quinze passagers.
Douze membres de son unité.
André.
Une juriste.
Et un homme assis sur la dernière banquette.
Manteau gris.
Casquette sombre.
Barbe de quelques jours.
Il s’appelait officiellement Paul Martin.
Mais ce n’était pas son vrai nom.
Camille comprit.
Ils étaient venus pour lui.
2. LE TÉMOIN
Trois semaines auparavant, l’homme avait demandé la protection de la justice.
Son véritable nom était Julien Mercier.
Comptable pour un vaste groupe de transport.
Pendant sept ans, il avait signé des factures sans poser de questions.
Puis il avait découvert que certains véhicules de l’entreprise servaient à déplacer bien autre chose que des marchandises.
Argent.
Documents.
Fausses identités.
Et parfois des personnes.
Julien avait copié les comptes.
Des milliers de fichiers.
Des noms.
Des paiements.
Des policiers.
Des élus locaux.
Des chefs d’entreprise.
Puis il s’était présenté chez un magistrat.
Depuis ce jour, trois personnes liées au dossier avaient disparu.
Julien devait témoigner deux jours plus tard.
Personne ne devait savoir où il était.
Et pourtant Viktor venait de retrouver le bus.
3. QUELQU’UN LES AVAIT TRAHIS
Camille descendit lentement une marche.
— Éloignez-vous du véhicule.
Viktor serra son bâton.
— Donnez-nous Mercier.
Le nom fit réagir plusieurs membres de l’équipe.
Camille, elle, ne montra rien.
— Je ne connais personne de ce nom.
Viktor sourit.
— Mauvaise réponse.
L’homme en veste de cuir sortit son téléphone.
Il montra une photographie.
Julien montant dans le bus une heure plus tôt.
Prise devant le bâtiment sécurisé.
Camille sentit un froid lui traverser le dos.
Cette photo ne pouvait venir que de quelqu’un proche de l’opération.
Très proche.
À ce moment, les deux véhicules noirs apparus au loin ralentirent.
Camille fronça les sourcils.
Ils auraient dû accélérer.
Pas ralentir.
Puis sa radio grésilla.
— Camille, ne laissez personne descendre.
Elle reconnut la voix.
Son supérieur.
Commandant Denis Valmont.
— Les renforts sont en vue, répondit-elle.
Silence.
Puis Valmont dit :
— Ce ne sont pas nos véhicules.
Camille se retourna.
Les voitures noires continuaient d’approcher.
Viktor souriait.
4. LE PIÈGE SE REFERME
Camille cria :
— Fermez la porte !
André appuya immédiatement.
Viktor tenta de monter.
La porte se referma devant lui.
Il frappa la vitre avec son bâton.
— Vous ne sortirez pas de cette route !
À l’intérieur, le calme apparent disparut.
Camille donna des instructions courtes.
— Rideaux baissés. Personne près des fenêtres.
Deux agents protégèrent Julien.
Un autre vérifia l’arrière.
André démarra.
Mais avant que le bus ne puisse repartir, une camionnette apparut devant eux.
Bloquant complètement la route.
Derrière, les véhicules noirs s’arrêtèrent.
Le bus était pris entre deux groupes.
Camille regarda Julien.
— Qui savait que vous étiez déplacé aujourd’hui ?
Il secoua la tête.
— Personne.
— Réfléchissez.
— Le procureur.
— Qui d’autre ?
— Mon avocat.
Camille se figea.
— Son nom ?
Julien hésita.
— Maître Laurent Vasseur.
Un des agents derrière Camille leva brutalement les yeux.
— Camille…
— Quoi ?
— Vasseur a été retrouvé mort ce matin.
Julien devint blanc.
5. LE TÉLÉPHONE CACHÉ
Camille fouilla immédiatement les affaires de Julien.
— Qu’est-ce que vous faites ?
— Je vérifie si quelqu’un peut vous suivre.
Elle trouva :
un téléphone sécurisé,
un portefeuille,
une montre,
un carnet.
Puis un second téléphone.
Petit.
Ancien.
Caché dans la doublure du manteau.
Camille le leva.
— C’est quoi ?
Julien pâlit.
— Je peux expliquer.
— Faites-le vite.
— C’est mon téléphone personnel.
— Celui que vous deviez remettre il y a trois semaines ?
— Oui.
— Pourquoi l’avoir gardé ?
Julien baissa les yeux.
— Ma fille.
Camille comprit.
Julien avait une fille de seize ans.
Il avait accepté la protection à condition qu’elle soit déplacée avec sa mère.
Mais il ne les avait plus vues depuis.
— Vous les appeliez ?
— Seulement quelques secondes.
Camille ferma les yeux.
Quelques secondes suffisaient.
Le bus n’avait peut-être pas été trahi de l’intérieur.
Julien avait peut-être lui-même ouvert la porte numérique menant jusqu’à eux.
Mais quelque chose n’allait toujours pas.
La photographie prise devant le bâtiment n’avait pas pu être obtenue grâce au téléphone.
Quelqu’un les observait déjà avant le départ.
6. LE MESSAGE
Le téléphone caché vibra.
Tout le monde regarda l’écran.
Un message venait d’arriver.
PAPA, NE LEUR FAIS PAS CONFIANCE.
Julien arracha presque l’appareil des mains de Camille.
— C’est ma fille.
Un deuxième message :
ILS ONT MAMAN.
Julien cessa de respirer.
Puis une photo apparut.
Sa femme assise dans une pièce sombre.
Vivante.
À côté d’elle se tenait un homme dont on ne voyait que la main.
Alliance argentée.
Bague noire.
Camille reconnut immédiatement la bague.
Elle l’avait vue quelques heures plus tôt.
Au doigt d’un membre de son équipe.
Elle leva lentement les yeux.
Douze collègues.
Qui ?
7. LE TRAÎTRE DANS LE BUS
Camille ne dit rien.
Elle demanda simplement :
— Tout le monde montre ses mains.
Certains agents la regardèrent avec incompréhension.
— Maintenant.
Les mains apparurent.
Pas de bague noire.
Puis Camille regarda André.
Rien.
La juriste.
Rien.
Julien.
Rien.
Elle fronça les sourcils.
La photo avait donc été faite avant.
Ou la bague avait été retirée.
Un jeune agent nommé Mathieu Lorin demanda :
— Qu’est-ce qu’on cherche ?
Camille le regarda.
Sa main gauche était nue.
Mais une marque claire entourait son annulaire.
Comme quelqu’un qui portait habituellement une bague.
Mathieu remarqua son regard.
— Camille…
Elle demanda :
— Où est ta bague ?
Silence.
— Je ne porte pas de bague.
— Tu en portais ce matin.
Mathieu pâlit.
Les autres agents se tournèrent vers lui.
Puis il fit quelque chose d’inattendu.
Il leva lentement les mains.
— Je ne travaille pas pour eux.
Camille ne relâcha pas son attention.
— Alors explique.
— La femme sur la photo…
Il avala difficilement.
— C’est ma sœur.
8. UN AUTRE TÉMOIN
La femme de Julien n’était pas seulement son épouse.
Avant leur mariage, elle s’appelait Émilie Lorin.
La sœur aînée de Mathieu.
Camille sentit l’affaire changer de forme.
Mathieu expliqua qu’Émilie l’avait contacté secrètement deux semaines plus tôt.
Elle était terrifiée.
Elle avait découvert que Julien cachait une partie des documents.
— Pourquoi ?
Camille se tourna vers Julien.
— Qu’est-ce que vous n’avez pas remis au procureur ?
Julien se tut.
Camille s’approcha.
— Tout ce qui se passe ici arrive parce que quelqu’un veut quelque chose que vous possédez.
Julien regarda le sol.
Puis avoua :
— Une clé.
— Quelle clé ?
— Numérique.
— Où ?
Il désigna son propre corps.
— Dans mon alliance.
Camille regarda sa main.
Julien ne portait aucune alliance.
Il murmura :
— Émilie l’a.
9. POURQUOI ILS AVAIENT ENLEVÉ ÉMILIE
La clé donnait accès à une archive chiffrée.
Pas seulement aux comptes du réseau.
À une vidéo.
Julien l’avait découverte par hasard.
Il expliqua :
— La vidéo montre une réunion.
— Qui ?
Il hésita.
— Des gens que personne ne croirait impliqués.
— Donnez-moi un nom.
Julien leva les yeux.
— Denis Valmont.
Camille sentit son souffle se couper.
Son supérieur.
L’homme qui venait de lui dire que les véhicules noirs n’étaient pas les leurs.
Comme si le simple fait d’entendre son nom avait déclenché quelque chose, la radio grésilla.
— Camille ?
Valmont.
Elle répondit prudemment.
— Oui.
— Quelle est votre situation ?
Camille regarda Julien.
Puis Mathieu.
— Stabilisée.
— Parfait.
Pause.
— Ouvrez la porte arrière.
Camille ne bougea plus.
— Pourquoi ?
— Une équipe est arrivée.
Elle regarda les véhicules noirs.
— Vous venez de me dire qu’ils n’étaient pas à nous.
Silence.
Long.
Puis Valmont répondit :
— La situation a changé.
Et Camille comprit.
10. L’HOMME QUI LES COMMANDait DEPUIS LE DÉBUT
Camille coupa la radio.
— Personne n’ouvre rien.
Un agent demanda :
— Qu’est-ce qui se passe ?
— Valmont est compromis.
Personne ne parla.
Impossible.
Valmont dirigeait leur unité depuis douze ans.
Il avait recruté Camille.
Formé Mathieu.
Supervisé des dizaines d’opérations.
Puis le téléphone de Julien vibra encore.
Un nouveau message d’Émilie.
Une seule phrase :
NE LAISSEZ PAS CAMILLE DESCENDRE.
Camille sentit son cœur accélérer.
Pourquoi elle ?
Puis une vidéo arriva.
Émilie apparaissait face caméra.
Visage tuméfié mais consciente.
— Camille Renaud, si vous voyez ça, écoutez-moi.
Elle regarda hors champ.
Puis continua rapidement :
— Valmont ne veut pas seulement Julien.
— Il vous veut, vous.
La vidéo s’arrêta.
Tous les regards se tournèrent vers Camille.
11. POURQUOI CAMILLE ?
Camille n’avait aucune idée.
Puis Julien murmura :
— Votre père.
Elle se retourna.
— Quoi ?
— Votre père s’appelait Alain Renaud ?
Camille se figea.
Son père était mort lorsqu’elle avait seize ans.
Accident de voiture.
Du moins, c’était ce qu’elle avait toujours cru.
Julien poursuivit :
— Son nom apparaît dans les premiers comptes du réseau.
— Impossible.
— Il ne travaillait pas avec eux.
Pause.
— Il enquêtait sur eux.
Camille sentit le sol disparaître sous ses pieds.
— Comment savez-vous ça ?
— Parce que j’ai trouvé ses rapports.
Valmont avait travaillé avec Alain Renaud vingt ans plus tôt.
Tous deux enquêtaient sur un système de détournement.
Alain avait voulu transmettre les preuves.
Quelques jours plus tard, il mourait.
Valmont, lui, obtint une promotion.
Camille murmura :
— Vous êtes en train de me dire que l’homme qui m’a recrutée…
Julien termina :
— A peut-être fait tuer votre père.
12. LA PORTE ARRIÈRE
Trois coups retentirent contre la porte arrière du bus.
Puis une voix :
— Unité judiciaire ! Ouvrez !
Camille reconnut un autre collègue.
Elle s’approcha de la petite vitre.
L’homme dehors portait bien leur insigne.
Mais Camille vit quelque chose derrière lui.
Viktor.
Debout.
Libre.
Il discutait tranquillement avec un homme en costume.
Ils étaient ensemble.
Le groupe de casseurs n’était donc qu’une première couche.
Le chaos nécessaire pour immobiliser le bus.
Camille recula.
— Ils ont infiltré les renforts.
André demanda :
— On fait quoi ?
Camille regarda la route.
La camionnette devant.
Les véhicules derrière.
Aucune sortie.
Puis Mathieu indiqua quelque chose.
— Le fossé.
À droite de la route, un chemin d’entretien descendait vers un ancien parc industriel.
Étroit.
Mais peut-être assez large.
André observa.
— Je peux essayer.
Camille hocha la tête.
— Faites-le.
13. LE BUS REPART
André tourna brutalement le volant.
Le bus monta sur le bas-côté.
Dehors, les hommes comprirent.
Viktor cria.
Les véhicules démarrèrent.
Le bus descendit lentement sur le chemin boueux.
Branches contre les vitres cassées.
Passagers accrochés aux sièges.
Camille regarda derrière.
Deux voitures les poursuivaient.
Mais elle ne pensait plus seulement à Julien.
Ni à Émilie.
Elle pensait à son père.
À Valmont.
À vingt années de mensonges.
Puis le téléphone caché sonna.
Numéro inconnu.
Camille décrocha.
— Allô ?
Une voix masculine.
Faible.
Âgée.
— Camille ?
Elle se figea.
Cette voix.
Impossible.
— Qui êtes-vous ?
Long silence.
Puis :
— Ton père.
Camille sentit tout son corps devenir froid.
— Mon père est mort.
L’homme répondit :
— C’est ce que Valmont devait te faire croire.
La ligne grésilla.
— Où êtes-vous ?
— Avec Émilie.
Camille regarda Julien.
— Vous la retenez ?
— Non.
La voix devint urgente.
— Nous sommes tous les deux retenus.
Camille ne respirait plus.
— Par qui ?
Un bruit violent retentit au téléphone.
Puis son père murmura :
— Pas Valmont.
Camille fronça les sourcils.
— Alors qui ?
Il répondit :
— Julien.
Elle tourna lentement la tête.
Vers l’homme qu’ils protégeaient depuis le début.
Julien était toujours assis au fond du bus.
Mais son visage venait de changer.
Il avait entendu.
Camille baissa le téléphone.
— Julien…
Il soupira.
Puis se leva.
— Je me demandais quand vous découvririez cette partie.
Mathieu s’avança.
— Qu’est-ce que tu as fait à ma sœur ?
Julien sourit tristement.
— Rien qu’elle n’ait accepté de faire.
Camille sentit une nouvelle pièce du puzzle tomber.
— L’enlèvement était faux ?
— Une partie.
— Les documents ?
— Réels.
— Valmont ?
— Compromis.
— Mon père ?
Julien la regarda.
— Vivant.
Le bus continuait de rouler tandis que deux voitures les poursuivaient.
Mais soudain, Camille ne savait plus de quel côté se trouvait la menace.
Julien sortit lentement quelque chose de sa poche.
Pas une arme.
Une petite clé noire.
Il la posa sur le dossier du siège.
— Vous vouliez savoir pourquoi ce bus a été attaqué ?
Camille ne répondit pas.
Julien continua :
— Ils ne veulent pas me tuer.
Il la regarda droit dans les yeux.
— Ils veulent vous empêcher d’arriver au bout du trajet.
— Pourquoi ?
Julien sourit.
— Parce que la destination finale n’est pas un tribunal.
Un silence.
— C’est l’endroit où votre père vous attend depuis dix-huit ans.
À cet instant, le bus déboucha hors de la forêt.
Devant eux apparut un ancien complexe industriel entouré de hauts murs.
Et sur le toit du bâtiment principal, Camille distingua une silhouette.
Un homme aux cheveux gris.
Debout.
Tenant dans sa main une photographie.
Même à cette distance, elle reconnut l’image.
Elle et son père.
Prise lorsqu’elle avait huit ans.
Camille sentit ses jambes trembler.
Puis la radio se ralluma toute seule.
La voix de Valmont résonna :
— Camille, arrêtez immédiatement ce bus.
Elle regarda devant elle.
Puis les voitures derrière.
Puis Julien.
Et elle comprit enfin une chose terrifiante.
Les hommes qui avaient brisé les vitres n’avaient peut-être jamais été le vrai danger.
Ils n’étaient que le signal.
May you like
Le véritable piège avait commencé bien avant que le bus ne prenne la route.
Et quelqu’un avait soigneusement placé Camille, Julien, Mathieu et tous les autres dans le même véhicule pour les conduire exactement à cet endroit.